François Le Baron fils de Joséphine Simon garde-barrière au Roch

Extrait de l'article

François le Baron nous raconte l'histoire de sa mère , garde-barrière à Penthièvre puis au Roch

Participants à la rédaction de cet article

Gaël Le Bourgès
En présence de son épouse Yvette Le Baron
Fait à leur domicile, le 3 mars 2022

Copie des images et textes interdits sans l'autorisation de KER1856

Monsieur et Mme LE BARON m’accueillent chez eux dans le quartier du Roch pour évoquer le souvenir de la mère de François LE BARON qui était garde barrière au Roch. Ils m’ont préparé quelques photos.

Mme Joséphine Simon née en 1922 à Ploemel

La mère de François Le Baron était connue sous le nom de Mme Joséphine SIMON. Elle est originaire de Ploemel où elle est née en 1922. Elle s’est mariée en premières noces avec M LE BARON qui était cheminot à la SNCF.

Celui-ci est décédé en 1946 de la tuberculose, laissant son épouse avec 2 enfants dont François qui avait 6 mois. Elle se remaria ensuite avec M SIMON.

Garde barrière au passage à niveau du Hahon à Ploemel

Maison du Hahon à Ploemel . photo de mai 2022

Etant veuve, il lui fut proposé un poste de garde-barrière. Sa première affectation fut le passage à niveau du Hahon à Ploemel. (Passage à niveau : PN 460)

Elle ne resta pas longtemps à cet endroit, elle fut mutée au passage de Penthièvre sur l’isthme à Saint Pierre Quiberon

Garde barrière au passage de Penthièvre sur l’isthme 18 mois en 1947-48

La maisonnette du garde barrière de l’isthme était en bois et sans aucun confort. Elle était exposée aux intempéries et tempêtes, au froid, aux vagues qui arrivaient à quelques mètres de la maison. Ce fut très rude et Mme SIMON ne s’habitua jamais à cet environnement . Elle y resta quand même 18 mois entre 1947 et 1948, 18 longs mois…

Garde barrière au passage du Roch de 1948 à 1987

Par chance, elle fut transférée au passage du Roch (Passage à niveau : PN473).

C’est Marcel ANNE qui la déménagea.

Mme Simon dans son jardin devant la maison du passage à niveau du Roch
La maison du Roch en mars 2022

Si les conditions générales étaient meilleures que sur l’isthme, la maison ne disposait pas d’eau courante, ni de salle de bains ni de WC, ils étaient dans une cabane au fond du jardin.

 Pour l’eau on se servait du puits dans le jardin. Celui-ci servait à conserver le beurre au frais. On le mettait dans le seau et il était descendu au ras de l’eau.

Il y avait également un poulailler et des clapiers, ainsi qu’un potager, nettement mieux que sur l’isthme.

 Le poisson était acheté avec M MORILLON dont la femme était taxi. Celui-ci déballait sa marchandise devant la boulangerie Hervé. Pour la viande, que l’on consommait rarement, elle allait chez JEGAT ou PILLET à Saint Pierre.

Madame Simon dans son jardin

Mme SIMON aimait son poste de garde-barrière, et elle se plaisait au Roch. Elle y est restée de 1948 à 1987, presque 40 ans.

Beaucoup de ses amies s’arrêtaient pour admirer son jardin et faire la causette…

C’était un lieu de halte pour les personnes de Portivy qui allaient au bourg. Josette LE PADELLEC, mais aussi les LE CHAT s’arrêtaient souvent.

Lors de ses congés elle était remplacée par Mme HERIOT ou Mme JUGE, ou une dame de Kervihan, ainsi qu’une dame de Quiberon. Toujours des femmes.

 Elle avait un planning pour avoir du temps libre.

   

Mme SIMON a vu évoluer les barrières de fermeture. Les premières étaient des barrières horizontales qui pivotaient sur la route. Elles bloquaient toute la route une fois fermées. Elles étaient lourdes à bouger car en métal, et il fallait aller de part et d’autre de la route pour les fermer. Quand elles sont devenues verticales, une manivelle simplifiait le travail. L’automatisation est arrivée bien plus tard.

Un exemple de passage à niveau à barrières pivotantes à Douvres la Délivrance voir le blog (lien ci joint) décrivant les types de barrières avec schémas

 François a quitté la maison à 21 ans quand il s’est marié avec Yvette

 Mme SIMON prenait le train (bien sûr…) pour aller voir sa famille à Ploemel. Elles revenaient avec du beurre et quelques courses. La vie était simple et modeste. Un peu routinière, mais son rêve d’évasion c’était son jardin qu’elle adorait entretenir.

 Dans les virages de Plouharnel, un grave accident lui enleva sa fille à l’âge de 21 ans. Elle fut grièvement blessée et ne s’en remis jamais .

 Tous les ans un agent SNCF venait pour solliciter sa cotisation au syndicat. Elle n’était pas très engagée (elle ne faisait pas de politique), mais elle se sentait redevable envers la SNCF, et elle prenait sa carte.

 A l’âge de 65 ans elle partit en retraite. Ne pouvant plus rester dans la maison du passage à niveau, leur fils leur offrit une maison « route du chemin de fer » pour garder un contact avec les voies ferrées …

Ainsi s’achève le récit de Joséphine Simon, garde barrière. Le hasard faisant bien les choses au moment où nous écrivons ces lignes, la maisonnette du Roch, s’offre une nouvelle jeunesse. En espérant que les nouveaux propriétaires penseront à planter des fleurs en souvenir de Joséphine qui les a tant aimées…

mai 2022 la maisonnette du Roch

3 Responses

  1. Bonjour ,
    Pour information nous y avons habiter de 1997 jusqu’en 2012.
    Nous cultivons le terrain derrière la ligne de chemin de fer , c’était le terrain de Monsieur Simon autrefois.

  2. Je m’en rappelle d’aller chez mamie et jouer sur la fameuse haie le long du chemin de fer ,on montait dessus avec mes cousines et faisions semblant d’être sur un train également .
    Ou jouer au légo dans la guérite en attendant le train.
    Bisous à mamie 😍
    Daniel

  3. bonjour, je m’appelle Renée le Baron (épouse Bukay) je suis la sœur de François ,je suis bien contente
    que la maisonnette 473 va servir au jeune boulanger de Du pain sur la planche,je lui souhaite le meilleur.
    Douces pensées à maman
    Mme Bukay Renée

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